1. Vérifier la faisabilité
Tout commence par trois questions : la zone et le gabarit autorisent-ils un ou plusieurs étages supplémentaires ? La structure existante peut-elle supporter la charge ? Le bâtiment est-il soumis à des contraintes patrimoniales ?
À Genève, la loi sur les constructions et installations diverses (LCI) encadre les possibilités de surélévation, en particulier dans les zones urbaines centrales. L'architecte vérifie le cadre légal, l'ingénieur civil la structure. Comptez quelques semaines pour une première étude de faisabilité.
2. Établir un budget réaliste
Le coût d'une surélévation ne se limite pas aux nouveaux logements. Il faut aussi prévoir : le renforcement éventuel de la structure, la prolongation ou la création d'un ascenseur, la mise à niveau des colonnes techniques, la protection incendie, l'installation de chantier en milieu urbain (grue, emprise sur le domaine public) et les mesures de protection des occupants.
Une estimation par CFC établie par un économiste de la construction permet de comparer ce coût aux revenus locatifs attendus avant d'engager les études détaillées.
3. Obtenir l'autorisation de construire
Une surélévation nécessite une autorisation de construire en procédure définitive (DD), déposée auprès de l'Office des autorisations de construire. Les délais d'instruction varient selon la complexité du dossier et les éventuelles oppositions : il est prudent de les intégrer largement dans le planning.
4. Choisir le bon système constructif
La construction bois ou mixte bois-béton est souvent privilégiée : elle est légère, ce qui ménage la structure existante, et se préfabrique en atelier. Résultat : la phase où la toiture est ouverte, la plus sensible pour les occupants et vis-à-vis des intempéries, est fortement raccourcie.
5. Organiser un chantier en site habité
- Informer les locataires bien avant le début des travaux, puis à chaque étape importante.
- Protéger la toiture existante et prévoir une mise hors d'eau rapide.
- Planifier les travaux bruyants à des horaires acceptables.
- Sécuriser les accès, les cages d'escalier et les abords.
- Désigner un interlocuteur unique pour les occupants et la régie.
6. Piloter et réceptionner
La direction des travaux coordonne les entreprises, contrôle la qualité et suit les coûts jusqu'à la réception de l'ouvrage selon la norme SIA 118. Le dossier de l'ouvrage remis en fin de chantier facilite ensuite l'exploitation et la mise en location.
Questions fréquentes
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